La performance boursière sous-entend des plus-values. Le décalage entre les prix de vente et les prix d’achat d’une action survient dans la conversation dès que l’on discute de la bourse. Cependant, autres que les plus-values, d’autres éléments peuvent également avoir de l’influence sur la performance boursière. Il s’agit entre autres des dividendes, qui ont également une importante influence sur la performance, si le placement s’élargit durant quelques années. Les dividendes sont très pratiques quand la bourse est aux meilleures de sa forme. Ils interviennent comme amortisseur si celle-ci est en rabais. Ils peuvent être utilisés comme des fonds communs de placement à part entière ou FCP. Selon certains gérants, le dividende occupe le tiers de la performance pour une période de 10 à 15 ans, ce qui représente un avantage de taille pour la clientèle de ces fonds. L’économiste Jeremy Siegel estime que plus des dividendes réinvestis composaient plus de 97 % des gains sur le Dow.
Le dividende : qu’est ce que c’est en réalité ?
Pour qu’une entreprise puisse fonctionner correctement, il est important qu’elle trouve des sources de financement. L’intervention des actionnaires est très utile pour permettre à la société d’élargir ses activités. Pour fidéliser ses actionnaires, l’entreprise leur octroie des dividendes. Il s’agit d’une commission attribuée aux actionnaires qui a décidé d’apporter un investissement dans une entreprise cotée. Le dividende est issu du bénéfice net attribué chaque année aux actionnaires. Ces rémunérations peuvent varier selon les résultats de la société, et peuvent être amputé sur les réserves.
Le dividende est-il obligatoire ?
La réponse est non. Cela dépendra surtout des moyens financiers que dispose l’entreprise. Cependant, le fait de ne pas attribuer de dividende indique que la société n’est pas au meilleur de sa forme, même si c’est par choix que l’entreprise décide de ne pas distribuer une telle rémunération pour améliorer son activité. S’il s’agit d’une jeune entreprise qui essaie de se faire un nom sur le marché, celle-ci choisira de garder ses fonds pour financer ses activités. Les grandes multinationales par contre rémunèreront généreusement ses actionnaires pour les inciter à rester chez eux.
Le rendement
Le rendement est le premier élément à prendre en compte pour connaître la valeur du dividende. Il concerne le rapport entre le cours de la Bourse et le dividende versé sur une action donnée. L’expression « valeur de rendement » est un terme fréquemment utilisé quand il s’agit d’un important dividende.
Le taux de distribution
Le taux de distribution détermine le niveau de générosité d’une entreprise. Cette donnée facilite le calcul de la valeur des dividendes octroyés aux actionnaires depuis les bénéfices nets de la société. Durant l’année d’exercice de 2009, les actionnaires du cabinet Ricol Lasteyrie auraient perçu près de 35,5 milliards d’euros. Cela représente un taux de 60 %. Ces chiffres évoquent la volonté des grosses entreprises à fidéliser ses actionnaires par un « acte de générosité ».
Le dividende, comment est-il perçu ?
Pour percevoir un dividende, il est primordial pour un actionnaire d’avoir des actions un jour avant le moment de détachement. Les actionnaires décident de la date du détachement, que l’entreprise communiquera ensuite, puis ils organiseront une assemblée générale pour déterminer la valeur du dividende. L’action perd sa valeur au moment du détachement, ce qui pourrait avoir un impact sur le dividende. Le dividende sera payé trois jours après le détachement s’il s’agit d’un cas classique du dividende en numéraire. Le délai a été renouvelé par les nouvelles règles de transaction d’octobre 2014 sur les marchés d’Euronext. Ainsi, il est désormais possible de payer les dividendes deux jours ouvrables. L’entreprise peut profiter d’un rallongement de paiement si les dividendes sont attribués sous forme d’actions. Ce délai peut être rallongé d’une semaine à trente jours. Au-delà, elle doit distribuer le dividende sous forme de numéraire.
L’achat d’une action SRD avant la date de détachement permettra également à l’actionnaire de profiter d’une « indemnité compensatrice » de la même valeur que le dividende.
Quand le dividende est payé en actions
La crise financière de 2008 a favorisé ce mode paiement. Avec cette technique, les entreprises peuvent conserver une meilleure politique de distribution sans qu’elles aient besoin de toucher à leur trésorerie, quand elle ne dispose pas d’une importante liquidité. Le paiement par action favorise également l’augmentation de capital. Ainsi, les actionnaires qui souhaitent le paiement en numéraire sont retrouvés dans une dilution mécanique de leur intervention dans le renflouement du capital de l’entreprise, alors que ceux qui ont choisi le paiement en action peuvent profiter d’une décote beaucoup plus importante, pouvant atteindre jusqu’à 10 % en moyenne sur 20 séances. Ce sont surtout les investisseurs particuliers qui apprécient ce mode de paiement qui bénéficient en même temps d’un rabais sur le taux de souscription si l’entreprise ne dispose plus que d’une liquidité suffisante.
Le calendrier des paiements acompte et du solde du dividende
Le versement des dividendes a lieu entre le mois de mai et de juillet. Celle-ci s’effectue généralement en une seule fois, mais il est possible de s’accorder avec les actionnaires et de faire les versements en deux tranches, sans attendre leur résultat final. Certaines entreprises américaines effectuent même un versement trimestriel pour fidéliser leurs actionnaires.
Fiscalité et dividende
Les dividendes sont également soumis à des prélèvements sociaux d’un taux de 15,5 % pour ceux qui ont été octroyés depuis le 1er juillet 2012. Ce taux s’applique pour les entreprises dont le siège se trouve en France. Les contribuables peuvent également exiger l’application d’un barème sur les dividendes, et ce en fonction de la progression de l’impôt sur le revenu. Ce dispositif s’adresse surtout aux revenus de capitaux mobiliers. La Loi de Finances 2013 exige le paiement d’un acompte obligatoire de 21 %. Si avant le 31 mars 2013, il était possible de ne pas verser cet acompte pour les revenus obtenus en 2013, cela n’était possible que si la situation personnelle de l’investisseur en 2011 respectait certaines conditions. En effet, il est primordial que le foyer fiscal en dessus de 50 000 euros pour un célibataire et en dessous de 75 000 euros pour un couple qui paie un impôt commun. Cette imposition n’est applicable qu’après un abattement forfaitaire de 40 % sur les dividendes distribués. Ce n’est pas le cas des dividendes que les SIIC ou Société d’Investissements Immobiliers Cotées octroient. Ils ne bénéficient pas d’un tel régime. La Loi de Finance de 2013 a aboli le paiement obligatoire d’un abattement de 1525 euros pour un célibataire ou un veuf et de 3050 euros pour les couples mariés ou pacsé. Ainsi, les dividendes ne sont plus imposables si celui-ci ne dépasse pas les 2542 euros pour les personnes célibataires (5084 euros pour les personnes pacsées ou mariées).
